Focus sur une pratique agressive envers les débiteurs : Le "Name and Shame"
01.06.2017
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"Name and shame" : nommer et couvrir de honte. Une pratique installée dans les moeurs anglo-saxons mais beaucoup moins dans nos pays latins, où cette pratique de délation est très mal vue...

23 Novembre 2015, Emmanuel Macron, alors encore ministre de l'économie dénonce 5 grandes entreprises Françaises considérées comme mauvaises payeuses comme on afficherait les 5 plus mauvais élève d'une école avec un bonnet d'âne. Et pas des moindres : Numéricable, SFR, Airbus Helicopters (toutes 3 : 375 000 € d'amende), Paul Prébault (100 000 €) et Comasud (87 000 €). Une pratique inédite jusqu'alors.

"To name and shame". Concrètement et sans pincettes : Nommer et couvrir de honte. L'objectif est simple et assumé : Eviter tout abus de délais de paiement. Et ça marche, aucune entreprise de cette renommée ne voulant être humilier de la sorte, la technique étant absolument néfaste pour leur image, d'autant plus que les réseaux sociaux s'en emparent et enflamment le débat !

Les moeurs sont bien évidemment très différentes à propos de cette pratique entre les deux voisins de la Manche. En Angleterre, le name and shame est vu de façon très positive dans la mesure où c'est une façon de prouver sa bonne foi à l'état et de lui rendre service. Ici, cela reste très mal vu tant historiquement la délation a marqué la France.

"La banalisation du name and shame sur le Net serait devenue le symptôme d'une société qui se défie des institutions, croit de moins en moins à la parole officielle, à celle des politiques déphasés et déconnectés de la France d'en bas, et soupçonne aussi les juges d'être complaisants avec les riches. Une société qui a peur, doute, réclame parfois une saine transparence, mais parfois, aussi, le droit dangereux de se faire justice. «Le name and shame révèle nos faiblesses communautaires, analyse le sociologue Stéphane Hudon. En dénonçant une personne, on génère une union sacrée. Et on est obligé de passer par cette dénonciation, parce qu'elle révèle ce qui a de la valeur : le regard de l'autre, le lien, la réputation.»"

Loin de nous l'idée de vous pousser à utiliser cette technique contre vos débiteurs. En effet, si cela amène le débiteur à payer très vite en général, l'image générée par l'utilisation de cette pratique peut s'avérer désastreuse. Il s'agit en revanche d'effectuer une veille sur vos clients, qu'ils soient professionnels ou particuliers, afin de sonder les finances de vos clients, évaluer vos prospects en amont.

C'est d'ailleurs ce que vous pourrez appréciez avec une offre faite sur mesure : Global Sérénité.


 







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